Stress, peur et état de stress post traumatique

Le stress est, au départ, un état d’adaptation à un événement. Il apparait chez une personne dont les ressources et les stratégies de gestion personnelles sont dépassées par les exigences qui lui sont posées. Le «bon stress», ponctuel et modéré, à des effets positifs et stimule la motivation et permet de mieux se préparer à une tâche ou un évènement. Mais quand le stress devient chronique, que les situations stressantes se multiplient, il devient néfaste. C’est le «mauvais stress». Il s’accompagne alors souvent de peur, et d’une forte détresse émotionnelle.

Et une état de stress post traumatique, qu’est ce que c’est ?

Un ESPT est identifié lorsque la personne a été exposée à la mort ou à une menace de mort, à une blessure grave ou à une menace de blessure grave, à un délit sexuel ou à une menace de délit sexuel. L’exposition est soit directe, soit indirecte. En effet, un témoin de l’événement peut être en état de stress post traumatique. Cela implique également des reviviscences (flash back, cauchemars …), une hypervigilance, et un évitement des stimuli associés au traumatisme. Lorsque nous vivons un EPST, le passé s’invite au présent et bloque notre future. La temporalité est altérée et le cerveau revit en boucle l’évènement. L’information cérébrale n’est ni digérée, ni retraitée.

Comment cela se manifeste-t-il dans notre cerveau?

Qu’il s’agisse de stress, ou bien d’un état de stress post traumatique, ces deux états amènent à un déséquilibre, voire à une rupture interne et/ou externe. Le sujet à souvent l’impression de vivre une situation dans laquelle il se sent en danger, en insécurité, menacé. Et cela, les neurosciences l’explique : lorsque un stress survient, l’amygdale, centre de la peur, est engagée. L’action prime alors sur la réflexion, amenant ainsi à trois types de comportements possibles : la fuite, la sidération, ou bien l’attaque. L’amygdale est en sur-activité, et les hormones de stress tels que le cortisol, sont sécrétées.

Si le stress se prolonge, le cortisol en trop grande quantité agresse les neurones de l’hippocampe. La structure cérébrale est alors modifiée et le volume de l’hippocampe peut même diminuer, entrainant alors des difficultés de concentration et de mémorisation. Il est d’ailleurs possible de voire cela à travers une IRM cérébrale.

D’accord, mais comment faire pour sortir de ça? 

La neuroplasticité et la résilience de l’être humain, font que nous pouvons survivre à tout cela.  Nous avons tous en nous cette possibilité de mener une vie «normale» et heureuse malgré les expériences traumatisantes. Des activités peuvent nous donner un coup de pouce : le sport et la méditation par exemple permettent de diminuer le taux de cortisol, et ainsi de rétablir un équilibre temporaire. Des psychothérapies offrent aussi la possibilité de digérer ce genre de «stress». L’EMDR est d’ailleurs aujourd’hui reconnu mondialement pour son efficacité dans le traitement des EPST, et des états de stress aigües.

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